Test

Rocket League : un futur grand du e-sport ?

Testé à partir d’une Version commerciale française par Erwann Depaeuw, le 27 juillet 2015

Dans le futur, le football ne se jouera plus avec deux équipes de onze joueurs. Il se jouera avec deux équipes de trois voitures chacune. C’est en tout cas le postulat de base que nous impose le studio indépendant Psyonix, qui a vu son jeu Rocket League offert gratuitement aux abonnés PS Plus ce mois-ci. Amateurs de jeux compétitifs et conviviaux, vous serez servis !

Prêts à jouer au Carball ?

Dans son format de base, le joueur est au volant d’une voiture située dans une arène rectangulaire en compagnie de deux coéquipiers. Derrière eux, le but. En face d’eux, les adversaires et leur propre but. Entre les deux équipes, un ballon géant qu’il faudra aller loger dans les cages adverses afin de remporter le match, à l’instar d’un match de football basique. Ce qui surprend instantanément quand on joue pour la première fois à Rocket League, c’est son accessibilité impressionnante. Un tutoriel est mis à disposition pour les néophytes. Celui-ci se divise en deux catégories: techniques de base et techniques avancées. Ces deux types de techniques s’assimilent en à peu près 5 minutes chacun, ce qui est notamment dû à la simplicité des contrôles. En effet le joueur va simplement pouvoir faire accélérer et reculer sa voiture, utiliser le turbo (dont la jauge se remplit en passant sur des points fixes sur le terrain), réaliser un dérapage et enfin, faire sauter son véhicule. L’ensemble de ces actions, savamment combinées entre elles, seront la clé pour remporter la partie.

Graphiquement, le jeu exploite plus que correctement les capacités de la PS4. Si on y prête bien attention, on peut par exemple distinguer chaque brin d’herbe bouger au gré du vent. Les quatre stades représentés ont une identité propre et sont agréables à voir, à un tel point que l’on regrette qu’il y en ait aussi peu. Les voitures (personnalisables des roues jusqu’au châssis, en passant par la traînée qu’elles laissent lorsqu’on utilise le turbo) sont elles aussi très bien modélisées bien que l’on aurait aimé, pourquoi pas, voir la répercussion sur la carrosserie des nombreux chocs que reçoivent les véhicules.

« C’est pas ma faute, c’est l’IA »

Plusieurs modes de jeu sont disponibles, on se rendra cependant vite compte que tout l’intérêt du soft réside dans son aspect multijoueur. Un mode entraînement est disponible pour se perfectionner sur les différentes facettes du gameplay ainsi qu’un mode exhibition, afin de pouvoir jouer à plusieurs en local ou tout simplement pour affronter des adversaires contrôlés par l’IA. Le mode saison, quant à lui, est un mode exclusivement solo dont le but sera de mener votre équipe à la tête du championnat de la Rocket League. L’avantage de ce mode est le fait qu’il soit entièrement ajustable à la volonté du joueur (avec par exemple la possibilité de choisir en combien de matchs se déroulera la saison, le nombre de voitures par équipe ou encore le nombre d’équipes en jeu). On se lassera cependant vite de ce mode pour se rabattre en multijoueur online, tant l’IA des adversaires ET des alliés est frustrante : à titre d’exemple, il n’est pas rare de se faire rentrer dedans par un coéquipier alors que l’on était sur la trajectoire de la balle ou bien que ces derniers marquent directement des buts contre leur camp. Le mode multijoueur cependant, compense comme il peut cette lacune grâce à un système de “matchmaking” simple et à la possibilité de jouer à Rocket League à un niveau compétitif, avec notamment un système de matchs classés aussi bien en 1v1 qu’en 2v2 ou en 3v3 (le format standard).

7
Sympa

Rocket League est un jeu très amusant dont la prise en main est exemplaire. N'allez toutefois pas comprendre par là qu'il ne vous suffira que d'une heure de jeu pour le maîtriser complètement, mais la grande accessibilité du jeu suffira amplement à animer vos soirées entre amis. Le mode solo, quant à lui, est un peu plus négligeable à cause d'une IA désastreuse et d'un manque d'intérêt de jouer seul alors que l’on peut affronter des joueurs du monde entier. On apprécie cependant le système de personnalisation simple mais complet qui contribuera à rendre votre véhicule unique. Digne successeur du très sobrement intitulé Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle Cars, développé par le même studio, le jeu nous montre qu'il a largement les moyens d'entrer sur la scène compétitive.

  • Une prise en main simple et efficace
  • Une personnalisation du véhicule complète
  • Un aspect compétitif mis en avant
  • De magnifiques stades...
  • ... Bien trop peu nombreux
  • Une IA désastreuse
  • Un manque d'intérêt flagrant en solo
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